Cairn : ma plus grosse attente de 2026
Jusqu’à ce jour de juin 2024, Cairn était pour moi un site de référencement en sciences sociales (je vous laisserai faire vos recherches, ça peut servir). Mais c’est lors de cet été, en pleine attente des jeux olympiques que j’ai pu (comme beaucoup) découvrir la toute première bande-annonce de Cairn, prochain jeu du studio The Game Bakers. Le studio français, à l’origine notamment de Fury, ont profité de leur petite fenêtre d’exposition lors des Summer Game Fest pour présenter ce qui allait devenir la plus grosse attente gaming que j’ai eu depuis bien longtemps. Il y a des jeux qu’on attends par « principe » et par « habitude » comme les GTA, les Elder Scrolls, les jeux de Konami etc et puis il y a ceux qu’on découvre par pur hasard, qui nous scotchent devant l’écran et qui nous subjuguent au premier abord. Shadow of The Colossus en son temps ou plus récemment Clair Obscur, sont des exemples parfaits de titres qui, sans savoir l’expliquer, m’ont directement touché, marqué et obnubilé. Avec le recul, ce sont des jeux qui ne m’ont JAMAIS déçu. Cairn, c’est pareil. Dès les premières notes de musique du trailer, dès la première démonstration visuelle, j’ai su que c’était un jeu pas comme les autres. Le concept est pourtant simple : un jeu d’escalade avec un objectif tout simple : gravir une montagne.
Alors qu’à peu près à la même période, Inoxtag accomplissant son Everest, c’est en France que The Game Bakers commençait à approfondir sa promesse et (j’espère), son chef d’oeuvre. Bien évidemment, ce qui m’a le plus marqué (à l’époque) c’est la direction artistique. Et ce n’est absolument pas déconnant quand on sait que l’illustrateur Mathieu Bablet en est à la patte. Et c’est beau. Oui, c’est très beau. Le jeu vidéo a prouvé maintes fois qu’il était un art à part entière et il suffit de regarder l’esthétique de Cairn, si jamais vous doutez encore de ce que je viens de dire. Oserais-je dire que le jeu est à mi-chemin entre du Sable, du Okami et du Ico ? Oui, totalement. Le cell shading crayonné est de toutes façons pour moi l’une des plus belles esthétiques du jeu vidéo (quand elle est réussie) et celle de Cairn en est la preuve par mille. C’est somptueux, tout simplement. Les reliefs sont vivants, les couleurs sublimes, les textures crayonnées donnent l’impression d’avancer au fil de cases de BD et si à l’origine, ce n’est qu’une montagne, Kami semble être avant tout un lieu fabuleux imaginé par Mathieu Bablet. J’adore, voilà. Après évidemment, un jeu vidéo c’est avant tout une expérience, un plaisir de jeu manette en main.
Être beau c’est bien, mais un bon gameplay, c’est mieux (coucou Horizon). C’est donc un an plus tard, en juin 2025 que sort la démo sur PC de Cairn et c’est ce jour-là qui a confirmé mes attentes et qui a remis en perspective toutes mes attentes gaming des mois à venir. Vous détailler le gameplay de Cairn n’aurait aucun sens. Jouez-y, c’est tout. À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes à une vingtaine de jours de la sortie du jeu (le 29/01) et j’ai plus d’une vingtaine d’heures de jeu sur la démo. Oui, j’ai bien dit la démo. Si cette dernière ne vous propose que le début d’une ascension prometteuse, elle met déjà l’accent sur certaines subtilités de gameplay absolument savoureuses. Je le savais déjà à l’époque mais le titre met l’accent sur la survie. Ava, le personnage que l’on incarne , est avant tout une aventurière qui se met un défi : réussir à la force de son courage et de ses membres. Il est donc question d’endurance, de faim, de fatigue, de soif et j’en passe.
Rajoutez à ça une gestion du stuff réaliste et cette gestion du déplacement si novatrice et vous obtenez une expérience à couper le souffle. J’ai rarement peur de mourir/tomber dans un jeu vidéo… Sauf dans Cairn ! Le fait de gérer les bras et jambes indépendamment, le fait d’entendre et de ressentir la fatigue du personnage, sa peur, ses hésitations rend chaque ascension immersive. J’ai ressenti ce vertige, j’ai eu peur à chaque prise de décision, j’ai même dû mettre pause pour reprendre mon souffle mais surtout… J’ai vibré. J’ai vibré à chaque réussite, à chaque échec, à chaque avancée,à chaque remise en question. J’ai fait corps avec le personnage à travers le gameplay et ça, c’est très rare aujourd’hui dans l’univers du jeu vidéo. Quel plaisir, quel plaisir que de retrouver des sensations aussi pures, aussi intenses et d’autant apprécier chaque session. Et encore une fois, ce n’est qu’une démo. Pour tout vous dire, j’ai arrêté de regarder les trailer depuis que j’ai fait la démo mais j’ai eu vent qu’à côté de ce que j’ai pu vivre dans cet échantillon, l’aventure promet d’être encore plus profonde, plus exigeante avec encore plus de possibilités, de choix, de features et j’en passe. À espérer que le jeu ne se perde pas dans une surenchère de fonctionnalités qui desservirait son essence pure mais après deux reports et presque deux ans d’attente je peux le dire : ça doit bien faire 10 ans que je ne suis pas autant tombé amoureux d’un jeu avant sa sortie.
The Game Bakers, le cake est bientôt prêt et je sais que pour moi, la cerise est déjà sous le gâteau (ou un truc comme ça)….



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