Gaming

Metal Gear Solid Delta : Snake Eater – Paresseux mais toujours aussi culte !

Dans la liste de mes cadeaux de Noël, j’ai reçu, entre 2/3 comics, un jeu qui traînait sur ma liste depuis bien trop longtemps : Metal Gear Solid Delta : Snake Eater. Je ne vous apprends rien, il s’agit du remake de l’un des jeux vidéo les plus cultes de l’histoire (et je n’en rajoute pas), MGS 3, sorti en 2004 sur PS2 et pensé par un certain Hideo Kojima en personne. En tant que grand fan de jeux vidéo, ce serait presque une faute professionnelle que de n’avoir jamais posé les mains dessus, surtout quand on sait à quel point il a été réédité. PS3, PS Vita et même 3DS ont eu droit à un portage du chef-d’œuvre d’infiltration. Mais alors que la romance Kojima/Konami est terminée depuis déjà bon nombre d’années, rien n’a empêché le géant japonais de sortir une nouvelle itération, avec la promesse d’un véritable remake, une refonte totale et surtout une manière d’offrir aux jeunes la possibilité de découvrir un chef-d’œuvre vidéoludique.

De mon côté, ça faisait un moment que je lorgnais autour du jeu mais la fin d’année a été si chargée d’un point de vue sorties (et dépenses) que je n’ai eu de cesse de repousser l’achat. Sans parler du fait que le prix du jeu ne baisse PAS. À l’heure actuelle, il est toujours quasi impossible de le trouver à moins de 45 €, allez savoir pourquoi. Mais bref, merci Père Noël. Bien évidemment j’ai terminé le jeu et je me suis dit que c’était l’occasion de vous donner mon avis.

On va la faire simple, comme je l’ai dit dans le titre : c’est paresseux mais c’est fidèle et c’est toujours aussi culte. Si le jeu est entièrement refait graphiquement et si le gameplay est modernisé (reprenant celui de Phantom Pain), le reste ne bouge pas d’un iota. Mise en scène, situations, histoire, scripts, easter eggs : RIEN ne bouge. Et à titre personnel, cela ne me dérange pas. MGS 3 est un jeu culte de base, grâce à son ambiance, son côté survie, ses situations parfois totalement wtf et surtout son histoire. Alors malgré tout, je trouve que le jeu a bien vieilli et ça se voit dans ce remake, à cause notamment de la structure et du level-design. Si le découpage en zones (ponctuées d’un chargement à chaque fois) s’expliquait en 2004, c’est à la limite du pénible et ridicule en 2025. Pourquoi ne pas avoir simplement réuni l’entièreté de la map du jeu en un seul domaine ? La paresse, tout simplement. Je vous l’ai dit, le jeu ne prend AUCUN risque, aucune liberté et se contente de passer le chef-d’œuvre à la sauce Fox Engine pour vous servir un plat dans son jus d’époque, mais en plus beau.

Car oui, rassurez-vous, graphiquement, c’est sublime. La modélisation des visages est superbe, les lumières sont dynamiques, réalistes et cette jungle qui nous fascinait tant en 2004 prend encore plus d’ampleur, de gigantisme et de superbe avec ce remake. Idem pour les animations, même si elles étaient déjà exceptionnelles en 2004, elles sont bien plus humaines, réalistes et fluides aujourd’hui. Je n’ai pas découvert MGS 3 avec ce remake, je vous rassure. J’avais fait le jeu sur PS2, sur Vita et j’avais même été séduit par la 3D migraineuse de la version 3DS et pour être honnête, j’ai aimé ce remake et je l’ai trouvé au final respectueux de l’œuvre originale. J’ai vu pas mal de joueurs râler sur quelques différences artistiques (le fameux plan de fin) mais dans l’ensemble, je trouve que la promesse est tenue. Sans manquer de respect à Kojima, Konami se contente de proposer l’œuvre qu’on a connue en 2004, en améliorant évidemment les quelques (rares) points de défauts d’époque. Après, encore une fois, c’est un jeu dans son jus. Un cocktail made in 2004 avec ses blagues, sa mise en scène, son level-design et sa structure d’époque. Est-ce que ça peut réellement plaire à un nouveau public ? Je ne sais pas. En tout cas, j’ai pu finir une nouvelle fois un jeu si cher à mon cœur et je ne vais pas m’en plaindre.

Merci Konami, merci Kojima.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *