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Pokémon Legends Z-A : la purge !

Je le savais. Pourtant, comme à chaque itération, j’ai craqué. Et devinez quoi ? J’ai été déçu. Voilà qui résume bien toute mon histoire avec Pokémon sur ces dernières années. Étant un enfant des années 90, j’ai grandi avec Sacha, j’ai appris à lire avec Pokémon Bleu et j’ai commencé à tomber dans la collectionnite avec les fameuses cartes Wizards. Depuis, j’ai fait l’intégralité du catalogue vidéoludique de chez Game Freak, de Pokémon Bleu (oui, j’adorais Tortank) à Violet en passant par Colosseum ou encore Pokémon Pinball. Mais cette fois-ci, je pense que ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder un vase à saturation. Pokémon Legends : Z-A est une hérésie, que l’on soit passionné, novice, jeune ou même enfant. C’est une catastrophe en tout point et une insulte à l’ensemble des fans, saupoudrée d’un doigt d’honneur au respect de la licence et à sa communauté.

Pourquoi ?​Je ne vous apprends rien, vous le savez, le jeu est laid. Je suis de la team à pardonner les errances techniques, partant du principe que je préfère un jeu techniquement limité avec une superbe direction artistique (Okami par exemple) qu’un jeu à la technique irréprochable mais à l’univers bancal (Horizon). Pokémon Legends Z-A réussit l’exploit de réunir le pire des deux mondes. C’est techniquement affreux et artistiquement : c’est vide de sens. La ville d’Illumis semble tout droit sortie d’un épisode plat et aseptisé d’Emily in Paris, avec des rues qui se ressemblent, des bâtiments dupliqués à tout va et des semblants de parcs qui n’ont ni âme, ni sentiments. Pour dire, j’ai même trouvé Illumis plus attachante dans la version Y (qui est l’un de mes jeux Pokémon favoris) que dans cette version Switch. Si les Pokémon tiennent la route niveau modélisation/animation (encore heureux), le reste est fade. Aucun panorama sympa, aucun lieu culte, aucun mystère dans les décors, aucune âme, aucun feeling. Toute cette épopée dans ce pseudo monde ouvert a été un calvaire et j’ai eu très régulièrement l’impression d’être sur un jeu mobile sans inspiration ou dans les mondes ouverts low-cost des jeux de cartes comme Yu-Gi-Oh ou Shadowverse. Là où Legends Arceus nous offrait un univers attachant, des décors marquants malgré les défaillances, Pokémon Z-A, lui, se casse la figure. Je me suis fait chier, tout simplement.

​Car oui, même le gameplay orienté action, supposé réinventer le genre, est d’un lourd et d’une pénibilité à nul autre pareil. C’est chiant, voilà. Non, je n’ai pas envie de faire des roulades pour éviter un ultralaser. Non, je n’ai pas envie de spammer les jets de Pokéball après avoir pulvérisé ce dernier. Et non, je ne me suis pas amusé à enchaîner des zones fermées dans le but de trouver LE Pokémon pour gratter un peu d’xp. Tout ça, c’est au final ce qui compose le jeu. On avance, on tabasse des créatures, on les capture, on attend la nuit, on tabasse les créatures de l’adversaire et on recommence. Je vous vois déjà arriver en me disant « mais au final, n’est-ce pas le concept de base de Pokémon ? ». Vous n’auriez pas tort, mais la licence de base a au moins pour mérite de proposer un système au tour par tour accessible, bien plus stratégique qu’on ne le croit et orchestré de manière cohérente d’un point de vue farm d’xp et augmentation de difficulté. Dans Z-A, c’est juste chiant, pénible et ce n’est pas la ridicule histoire insupportable qui va vous donner envie de continuer « l’aventure ».​Vous l’avez compris, le jeu m’a énervé. Le jeu m’a énervé de par sa paresse, son manque de créativité, la plus-value inexistante et surtout son manque de charme.

J’aurais pu pardonner tous les défauts au jeu si celui-ci s’était au moins contenté de faire ce que la licence a toujours su faire : me vider l’esprit. Ce Pokémon Legends Z-A m’a paru être un vulgaire jeu de commande, un cahier des charges bien rempli pour vendre un produit en attendant une vraie itération avec une nouvelle génération sur Switch 2 et j’ai pris ça comme une insulte.​Pokémon Legends Z-A est ni fait, ni à faire. Merci pour le temps perdu Game Freak.

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