Cinéma

Rental Family (dans la vie des autres) : un film qui fait du bien !

Je ne suis pas un cinéphile invétéré. En général, je vais au cinéma pour les grosses productions (Marvel, Disney, blockbusters) mais il est très rare que je me laisse tenter sur des films plus intimistes, moins pop-corn. Cependant, étant passionné par le Japon dans son entièreté, je me laisse parfois surprendre par quelques productions comme récemment « Le maître du Kabuki » (que j’ai trouvé exceptionnel) et en dernier lieu : Rental Family : Dans la vie des autres. J’ai entendu parler du film par pur hasard en voyant une bande-annonce sur Disney + et étant un enfant des années 90 ayant grandi avec Brendan Fraser, j’ai eu envie de voir un peu son rôle dans ce film drama/humour américano-japonais. Apparemment sorti en salles depuis septembre 2025, ce n’est qu’en début de ce mois de février que le film est arrivé chez nous (allez savoir pourquoi). Quoi qu’il en soit, j’ai pris le risque, je me suis laissé tenter et je n’ai absolument pas regretté mon déplacement. Loin d’être le film du siècle, la claque d’une vie ou la plus belle réussite de l’histoire du cinéma : Rental Family se veut réconfortant, attachant, coloré, touchant et surtout…. ça fait du bien !

J’étais allé voir le film sans même me renseigner sur l’histoire, je ne m’étais fié qu’à l’affiche et aux images que j’avais pu voir (sans trop m’y intéresser) via la bande-annonce de Disney +. Je n’étais donc pas au courant que le film nous faisait suivre les aventures d’un acteur américain (quasi) en dépression, qui se retrouve embarqué dans une entreprise de « location de services » un peu particulière. Besoin d’un ami ? D’une fausse maîtresse ? D’un faux journaliste ? Oui, l’entreprise dans laquelle travaille Philip (Brendan Fraser) n’est ni plus ni moins qu’une entreprise de location d’acteurs dans le but d’interpréter des rôles pour d’autres personnes, au risque de tomber dans l’éthiquement incorrect. Partant de là, vous vous doutez bien que tout ne sera pas si rose et l’acting fini par dépasser son cadre et créer des liens qui dépassent le rôle. C’est ce qui va arriver à notre protagoniste principal qui finira par s’attacher aux gens envers qui il n’est censé être qu’un acteur. Et sincèrement ? Ca marche ! Ca marche vraiment bien et surtout, ça correspond parfaitement aux codes si spécifiques de la vie Japonaise. Réalisé à la fois par un Japonais et un Américain, le film (sans pour autant devenir moraliste) dépeint parfaitement les limites de la société Nippone, les difficultés sociales, d’image, les problématiques qui entourent ce besoin d’être constamment « parfait » et le tout, vu par un américain. Un combo qui fonctionne encore mieux quand on sait que Brendan Fraser est l’archétype de l’acteur ayant tout vécu et ayant été confronté à tout ce qui pouvait être positif mais surtout négatif dans la vie. Le voir interpréter cet acteur plein de regrets, renfermé mais qui ne demande qu’à s’ouvrir à un monde qui l’attends et bien c’est beau. Encore une fois, il crève l’écran par ses réactions, ses silences, ses larmes, ses observations : son jeu d’acteur. Non seulement compétent d’incarner son personnage, il incarne parfaitement l’acteur dans l’acteur et le film prend parfois des airs d’introspection qui collent à la perfection à son univers.
Evidemment, c’est le Japon donc naturellement, le cadre se prête à une réalisation magnifique et sur ça, Hikari (Mitsuyo Miyazaki) rend parfaitement hommage à sa nation. Sans tomber dans l’éternel cliché du Mont Fuji et des Torii à outrance, le film nous fait découvrir le Japon tel qu’on le voit quand on s’y rends. Rizières, gares, petits appartements Tokyïotes, bureaux, écoles : tout y est. Pour faire un parallèle un peu bizarre, je suis un grand fan de la saga de jeux vidéo Yakuza (Like a Dragon) et j’ai par moments eu l’impression de revoir les décors du jeu, sous un prisme plus pastel, plus cosy et plus attachant.

Attachant, c’est vraiment le terme que je retiendrai de ce film. J’ai aimé l’intégralité des personnages, leurs histoires, j’ai aimé cet intimisme dans certains plans/certaines séquences, ce calme instauré parfois par les situations, l’humour en décalage complet. Alors oui, il y a évidemment des clichés, des longueurs, c’est peut-être un peu « cucul » mais comme je le disais en préambule : ça fait du bien. Alors qu’on vit dans un monde ou le quotidien est fait d’inquiétudes, de drames et de surinformation, et bien ça rassure. Pendant moins de deux heures, on voyage à travers des gens passionnés et passionnants, des enfants qui ne demandent qu’à rêver, des parents qui ne demandent qu’à réussir et une société qui tente de faire de son mieux pour être la meilleure version de soi-même. Donc oui, je ne vous fais pas là une critique de spécialiste mais simplement une réaction à froid, quelques jours après avoir vu le film. Tout comme un feel good movie, quand on sort de Rental Family, on sourit, on est heureux et on se dit que finalement, c’est ça la vie.

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