Return to Silent Hill : Pourquoi j’ai confiance ?
Je ne l’ai encore jamais dit sur ce blog, mais je suis un énorme fan de la saga Silent Hill. C’est avec celle-ci que j’ai découvert les survival-horror et c’est notamment avec Silent Hill 2 que j’ai découvert cette passion que j’avais pour me faire peur via les jeux vidéo. D’ailleurs, Silent Hill 2 reste toujours l’un de mes jeux préférés de tous les temps (mais ça sera un autre sujet). En parlant de celui-ci, vous n’êtes pas sans savoir que fin janvier sort en salles le très discret et peu marketé : Return to Silent Hill. Réalisé par Christophe Gans (à l’origine du premier film basé sur le premier jeu), il s’agira purement et simplement d’une adaptation du chef-d’œuvre : Silent Hill 2.
Disons-le cash : le film est envoyé au casse-pipe, tout simplement. Communication presque invisible, marketing inexistant, date de sortie suicidaire et distribution hasardeuse : aucune chance n’est laissée à l’œuvre qui, aux yeux des novices, passe déjà pour un film moyen, voire osef. Mais malgré tout ça, à titre personnel : j’ai une confiance totale en Christophe Gans et je sais déjà que Return to Silent Hill va être un film de qualité et qui fera ce qu’on attend de lui : rendre hommage au meilleur jeu d’horreur de tous les temps.
Pourquoi suis-je aussi confiant ? Eh bien déjà, parce que Christophe Gans. Tout simplement, merci au revoir…
Plus sérieusement, s’il y a bien quelqu’un qui aime Silent Hill, qui respecte l’œuvre, qui la comprend et qui sait lui rendre hommage : c’est bien le réalisateur français. Il l’a d’ailleurs déjà prouvé en 2006 avec l’exceptionnel « Silent Hill », film que je considère encore aujourd’hui comme le meilleur portage d’un jeu vidéo. En termes de mise en scène, de plans, d’éclairage, de dialogues : il a tout compris. Quand on voit la qualité d’écriture accordée au premier film (pourtant tiré d’un jeu assez vieillot dans sa structure), je n’ai aucun doute qu’il saura sublimer encore plus l’histoire si touchante, si particulière et si bien écrite de Silent Hill 2. S’attaquer à un tel chef-d’œuvre n’est pas tâche aisée mais pourtant, je sais que Christophe Gans saura faire ce qu’il sait faire de mieux : mettre en avant une atmosphère. Alors oui, le budget sera sûrement ridicule, oui, les obstacles nombreux, mais si le réalisateur a décidé de sortir de son sommeil : ce n’est pas pour rien. Car oui, le dernier film de Christophe Gans date de… 2014. Ce n’est pas que le retour de Silent Hill, c’est également le sien.
Dans une toute autre catégorie, le film, à défaut de communiquer (à mes yeux) de manière crédible et cohérente, a tout de même mis l’accent sur un point bien particulier : la présence du très important Akira Yamaoka. Même si aujourd’hui la licence appartient toujours à Konami (pour qui il ne travaille plus), Akira Yamaoka reste et restera pour toujours Monsieur Silent Hill. Chef d’orchestre (au sens propre) de la licence, il en est une figure principale et entre autres celui qui a permis à la licence d’avoir une telle aura, une telle prestance et un tel cachet. Les mélodies entre mélancolie et cauchemar, les bruits d’usines rouillées, les cris torturés des créatures : tout ça, c’est lui. Alors évidemment, quand j’ai appris son retour sur la licence pour le film, j’ai sauté au plafond. Savoir qu’il pourra réorchestrer Promise, refaire le thème de Maria et autres : oui, c’est prometteur.
Vous l’avez compris : oui, j’attends Return to Silent Hill et oui, je suis confiant. Certes, je trouve les trailers marketés un peu trop « action », oui, certaines images semblent nécessiter encore un peu de postprod mais au vu des diverses interviews, des images de tournage et des propos de Christophe Gans : Silent Hill 2 sera respecté et c’est l’essentiel.


